Citations

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– Savoir regarder ce que le soleil met en lumière, c’est comme savoir regarder Dieu du coin de l’âme. Bien inconscient des risques d’aveuglement est celui qui s’ose à fixer l’un ou l’autre.

– La nacre dont tu pares ton corps et ton esprit ne cachera pas la rouille que la sécheresse de tes sentiments a déposée sur ton cœur.

– L’homme pare son esprit comme il habille son corps, selon les modes et les convenances… selon le temps qu’il fait.

– Homme, là où tu plantes tes interdits dogmatiques, aucune sagesse ne peut y trouver vie. Ne sois pas étonné de devenir un jour le prince d’un désert !

– Soucieux du bien paraître, l’homme se donne l’apparence du bien penser. Ainsi, il croit nourrir de sa sagesse celui qu’il juge et désigne comme lui étant inférieur et fabrique à son image le stéréotype de l’ignorance.

– Homme, si, dans la rigueur malveillante, pour étendre ta domination, tu brandis le sceptre du pouvoir, comme un paysan portant sa fourche en étendard, c’est la foudre que tu tentes.

– Si le désir est un soupir que le plaisir fait expirer, la passion est une flamme qu’aucun souffle ne peut vanter.

– N’oublie point, homme libre et bien pensant, que chaque étoile éclairant l’hémicycle est née d’une même volonté.

– Pour la toilette quotidienne, quand souvent gant de soie suffit au corps, pour l’esprit, gant de crin serait utile.

– Avant que naisse la cité, régnait un terrain vague. C’est ainsi, homme, que l’esprit dans sa cécité navigue dans le vague, pour y construire un jour le temple de l’amour.

– Ce que l’homme excuse dans la suffisance de sa justice, Dieu le pardonne dans la simplicité de sa clémence.

– L’amour est un trait d’union qui se vit en pointillés. Parfois, après quelques exclamations, on fait une parenthèse puis on tourne la page.

– Si l’amour est affaire de gène qui jamais trop s’affaire, le mariage est affaire qui gène et souvent trop enferre.

– Homme, lorsque d’une cause noble se fait entendre le désir, déchire l’aveuglant voile de la pudeur, rends à ta raison les causes de ton émoi, fustige ton effroi et tu découvriras la cathédrale de l’amour.

– Si la subtilité de l’amour en fait une denrée rare des plus succulente, de la sexualité l’on peut dire que nul n’a jamais vu met plus volatil créer autant d’indigestions.

– Homme, quand égoïstement dans ta chair tu brûles de plaisir, ta générosité s’enflamme, mais ton désir assouvi, ta bonté s’assoupit.

– La souffrance est un vertige contre lequel l’esprit qui s’ignore ne peut résister.

– Que maudits soient tous les non-dits et bannis soient certains mots dits qui mentent l’amour, usent le temps, faussent la vie.

– Quand ta bouche s’alourdit de mots inutiles, c’est ton esprit qui s’engourdit.

– Aime t on si peu les garde-fous que nos sociétés consultent les sages qu’une fois l’irréversible atteint. A moins que guérir soit plus rentable que prévenir, mais je n’y vois toujours que la honte d’accepter ses faiblesses.

– Homme, quand ton verbe est offrande que l’esprit façonne et le coeur nourrit, il n’est pas plus beau son que celui de ta voix.

– D’essence orgueilleuse, homme, est la nature de ce qui te contraint à croire que la sensibilité est une tare qu’il faut impérativement cacher sous peine d’être jugé. L’amour et l’amitié sont choses des plus simples qu’un banal regard vers le monde extérieur attend d’enflammer.

– Quand le piétinement de nos vains et bruyants discours étouffe le pas feutré de l’esprit, alors le verbe devient une marche funèbre.

– Être ce que d’autres n’ont pu, aimer ce que d’autres n’ont su, crier ce que d’autres n’ont osé, c’est ainsi qu’il faut être pour oser aimer et le crier.

– Cinquante pour-cent de notre existence se passe à gravir des marches et des échelons, vingt cinq pour-cent à maintenir un semblant d’équilibre et le reste dans la préparation du grand départ. Reste t-il encore un peu de temps pour aimer ?

(L’ensemble de ces textes est  protégé par le copyright – Dépôt SGDL)

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